Ce season première de deuxième année sur la maison des poupées reprend pépère. A ce rythme, cela risque de virer en spectacle de guignol. Pour l’instant, c’est juste une routine parsemée de bonnes idées. L’épisode s’amorce sur une mission en cours, intégrant une ellipse énorme sans réelles explications et sans flash-back. Une véritable facilité scénaristique où les seuls quelques clins d’œil finissent par infantiliser le tout.
On retrouve comme prévu Adama junior alias Jamie Bamber qui n’a pas du espérer de prouver son talent au travers de son rôle. En effet, si le garçon peine à donner de l’épaisseur à son trafiquant de drogue, cela est surement du à l’utilité limitée de celui-ci.
Pendant ce temps, Paul Ballard continue d’entretenir avec Echo la même relation qu’auparavant malgré leur rapprochement. Cela est également valable pour Boyd Langton et le reste de l’équipe. La mission d’infiltration suit placidement son court en accumulant clichés et déroulement prévisible.
Au milieu de cette gelée commerciale, on discerne des reliquats de la fin de saison passée. La liaison unissant Topher et le docteur Saunders peut paraitre trop brutale, elle reste néanmoins le seul élément captivant tant elle est traitée avec un intimisme soutenu. Mais, là encore, certains détails perturbent la diégétique. Pourquoi la demoiselle devient t’elle si importante dans l’épisode en flash-forward si c’est pour l’expédier du centre en quelques minutes ? Pourquoi son comportement décalé parait il si abrupt depuis le dernier épisode?
Il peut être là, le problème de Whedon. Il s’évertue à détailler les futilités en dépit des intrigues les plus denses, soit par peur de s’y casser les dents, soit par espoir de les développer par la suite. Si lui ne considère pas encore Dollhouse condamnée, il ferait mieux de passer à la vitesse supérieure car les résultats du démarrage annonce clairement son déclin. Le connaissant, il y a de fortes chances pour qu’il soit en train d’en rédiger le long métrage.